99 francs

Publié le par Zizi Mule A Tresse

4ème de couverture :

« En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d’autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L’œil humain n’a jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu’entre sa naissance et l’âge de dix-huit ans, toute personne était exposé en moyenne à 350 000 publicités. Même à l’orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter les logos « Castorama », « Bricodécor », « Champion Midas » et « La Halle au vêtements ». Il avait fallu deux milles ans pour en arriver là. »

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L’avis de Zizi :

Frédéric Beigbeder, ça vous dit quelque chose ? Ce sale gosse au menton en galoche qu’on voyait sur Canal+ (d’ailleurs, y est-il toujours ?). Il écrit. Sur ce qu’il connaît le plus, l’image, la publicité, la manipulation du peuple, lui. 99 francs a été une grosse claque. Du chapitre « Je » à « ils », on entre dans un monde vulgaire, vil, bas, désespéré, le notre quoi. Et il y a ce narrateur lâche, cupide, stupide, profiteur, faux-cul qui nous sert de guide. Mais, entre deux descriptions crad’sex’dingue à mort, il y a le portrait d’un homme pas si détestable que ça. Entre deux rails de poudre blanche, il lui arrive de lire, entre deux filles, il pleure, entre deux bulles de sang, il a des éclairs de bon sens. Ce livre ne doit pas être placé entre toutes les mains. Entre nous, c’est un peu une bouse avec un peu de poussière d’or dedans. Il y a ceux qui vomissent et froncent du nez à sa vue, et ceux qui savent qu’une bouse, ça sert à faire du feu, de l’engrais et à construire des maisons… 99 francs, ou 14,99 €, c’est le prix qu’il faut payer pour voir à travers les yeux de cet enfant terrible du monde de la pub.

 

Ce qui a fait craquer Zaza :

C’est souvent sale, vulgaire, acide, méchant, grossier… mais il a un don pas croyable pour les formules et un style pas croyable pour un type de ce monde. Il y a aussi des idées de pubs, à l’image de son âme ; de plus en plus crades. Zaza est une publivore…

 

Publié dans La Belle Bibli

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Hôtel Eden Party 11/09/2010 13:08


Il y a de plus mauvais écrivains,
moins excentriques et plus fades,soit,
mais ce n'est quand même pas ma tasse de thé allégé!


Zizi Mule A Tresse 12/09/2010 15:54



mouais ^^


tu n'as pas lu les bons alors...



Raphaellakay 08/09/2010 16:01


pas lu, ni vu...


Zizi Mule A Tresse 08/09/2010 16:12



va te cacher ! ^