La Moisson d’hiver

Publié le par Zizi Mule A Tresse

La Moisson d'hiver, Brussolo 1995

 

Incipit :

Il y avait un garçon dans le dortoir des petits, qui ne cessait d’éternuer. Ses explosions nasales vous réveillaient en pleine nuit comme des coups de feu. La maîtresse de dessin, Mlle Maupin, disait qu’il était allergique au poil de lapin dont on avait bourré son gilet d’hiver. Au pensionnat, tout le monde portait un gilet d’hivers, même pour dormir, car il n’y avait plus ni bois ni charbon à enfourner dans les Mirus ou les salamandres. Désormais, pendant les cours de travail manuel, on fabriquait des trucs qu’on aurait jadis confiés aux filles. Les garçons, toutes classes confondues, s’installaient autour de la grande table, au centre de la salle, et découpaient des morceaux d’étoffe pour se confectionner des paletots qu’on portait sous les blouses grises tachées d’encre.

 

4ème de couverture :

Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, Julien, exilé depuis cinq ans au fond d’un pensionnat, apprend que son grand-père est mort dans d’étranges circonstances, lui laissant pour tout héritage les miettes de la propriété familiale, là-bas, en Normandie. Au sein d’une nature âpre, sur un domaine réduit à un champ miné par les Allemands et à une maison de maître qu’une bombe anglaise, non désamorcée, rend inhabitable, l’enfant doit réapprendre à vivre avec Claire, sa mère, dont il n’a reçu que de rares lettres lorsqu’il était interne. Très vite, le jeune garçon prend conscience qu’un mystère ronge le passé de sa famille. Qui hante le bois aux alentours de la maison ? À qui appartient ce regard que l’enfant sent en permanence posé sur sa nuque ?

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L’avis de Zizi :

Brussolo a donné un souffle nouveau au thème du secret de famille. Le cadre de l’après-guerre, la campagne isolée et porteuse de superstition et le mutisme propre aux paysans forment un écrin à une intrigue familiale des plus malsaines. Comment réagir, lorsqu’on est le fils d’un père violent et hautain, ou pire, son demi-frère ? Comment renouer avec une mère qui vous a abandonner pendant de longues années et qui compte sur vous, comme sur un véritable homme ? De plus, le paysage semble imiter la famille : sombre, truffé de dangers, résonnant des cris des oiseaux de mauvais augures. Julien est un jeune héros, écrasé entre la jalousie maladive et des intrigues honteuses, contraint de grandir vite pour mieux survivre.

 

Le conseil de lecture de Zaza :

Renoncez aux secrets de famille. Méfiez-vous de ceux qui connaissent votre histoire. Faites des réserves au cas où…

 

Zizi et Zaza ont récolté La Moisson d’hiver dans le cadre du CHALLENGE BRUSSOLO

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Publié dans La Belle Bibli

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Hôtel Eden Party 24/07/2010 13:15


"Fils",voyons,'spèce de voyelle!
Certains coupent des têtes
quand d'aucuns raccourcissent les "s" ;)


Zizi Mule A Tresse 24/07/2010 13:54



t'excite pas mémé ^