Lady Sings the Blues

Publié le par Zizi Mule A Tresse

4ème de couverture :

« Papa et maman étaient mômes à leur mariage : lui dix-huit ans, elle seize ; moi, j’en avais trois. Maman travaillait comme bonne chez les Blancs. Quand ils se sont aperçus qu’elle était enceinte, ils l’ont foutu à la porte. Les parents de papa, eux, ont failli avoir une attaque en l’apprenant. C’étaient des gens comme il faut qui n’avaient jamais entendu parler de choses pareilles dans leur quartier à Baltimore. Mais les deux mômes étaient pauvres et quand on est pauvre, on pousse vite. »

C’est ainsi que débute ce récit autobiographique de Billie Holiday, tendu de bout en bout, écorché comme l’a été cette voix à nulle autre comparable ; un témoignage sur cette existence faite d’épreuves que ponctuent le viol, la misère, la prostitution et la prison, la drogue et l’alcool… et, toujours, le racisme. Un des plus beaux textes de musicien, qui dit comment brûler sa vie dans une Amérique blanche.

Récit recueilli par William Dufty 

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L’avis de Zizi : Billie Holiday passe de temps en temps à la maison. Alors j’ai fini par me demander qui elle était, d’où elle tirait sa voix à la fois éraillée et douce. Ses chansons ressemblaient aux grondements sourds d’une maman ours, aux appels rauques d’une vieille louve prise dans la tempête. Billie Holiday a souvent été une victime dans la vie, mais une victime hargneuse qui garde la tête levée vers la musique quoiqu’il arrive. Elle a traversé l’Amérique, surmonté son passé, affronté les mauvaises langues, succombant souvent et se relevant toujours. Sa voix est sa vie, riche, touchante, incroyable, unique. Billie a enragé les blancs et en même temps, les a fait pleurés. Elle torture le lecteur, le provoquant avec ses répliques gouailleuses, lui serrant le cœur avec son enfance atterrante. On vie, on meurt autour de Billie, on fête les succès au champagne et on affronte les accidents de parcours avec de l’herbe. Mais la musique, sa musique, est toujours là, au début de chaque chapitre et une fois le livre fermé.

 

Ce qui a fait craqué Zaza :

Billie Holiday est une grande.

 

Billie Holiday (7 avril 1915-17 juillet 1959) est considérée comme la voix emblématique de la musique noire américaine. Après ses débuts avec Benny Goodman, elle chante avec les grands musiciens du jazz et signe ses plages les plus émouvantes avec Lester Young avant de rejoindre Count Basie. C’est après une tournée triomphale en Europe qu’elle signe son autobiographie en 1956 avant de succomber à l’abus d’alcool et de stupéfiant. 

Publié dans La Belle Bibli

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Nenymih 22/08/2010 15:58


Ses souffrances ont engendré sa voix sublissime...
Impossible d'entendre ses chansons sans être ému.


RaPHaeLLaKay 15/08/2010 16:13


il faut que je termine de le lire !!