Le plus petit zoo du monde

Publié le par Zizi Mule A Tresse

4ème de couverture :

 

 

« Il suivit l’homme en tenue de chirurgien jusqu’à un bureau où une jeune fille semblait les attendre d’un air un peu triste. Elle portait un tailleur un peu ringard, un imprimé gris avec épaulettes, mais excepté cela, elle était vraiment jolie. Très joli. Un visage harmonieux, de longs cheveux sombres. Henry dit bonjour en souriant. « Elle ne vous répondra pas », dit le médecin. Devant l’air étonné d’Henry il ajouta, « C’est une vache. »

Visitez le zoo le plus petit du monde... Il y a toujours l’oeil d’un animal posé sur bous qui nous regarde vivre et mourir. Témoin de notre folie, on ne peut s’empêcher de penser qu’il attend quelque chose. Peut-être que nos histoires prennent fin et qu’il puisse se mettre à tout reconstruire. 

 

Né en 1970, Thomas Gunzig a publié plusieurs recueils de nouvelles. Il a reçu le prix Victor-Rossel et le prix Club Méditerranée 2001 pour son premier roman Mort d’un parfait bilingue

 

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L’avis de Zizi : 

Gunzig est aussi malicieux que grinçant dans ce petit recueil de nouvelles. Sous sa plume, plus que jamais qui fait l’homme fait la bête;  et quelle bête ! Le quotidien est décortiqué et rempaillé avec des détails saugrenues, des animaux farfelus et une bonne dose d’humour noir pour colmater le tout. Tout y prend pour son grade : la recherche de l’amour autant que la recherche de gosse pris en otage, le couple autant que la folie solitaire. En sept coups, sept nouvelles, Gunzig nous surprend, joue avec notre imagination en faisant mourir une girafe dans un jardin et nos précieux clichés en flattant la vache sous la femme; à moins que ce ne soit l’inverse ? Et souvent on se reconnait dans son joyeux bestiaire et il nous reste juste à savoir dans quelle cage on se sentirait le plus chez soi. 

 

Ce qui a fait craquer Zaza :

Le titre déjà, fascinant à souhait. Et les petites phrases acidulées et amères comme des pépins de citron. Cet auteur a un don pour broder et piquer ses nouvelles d’expressions exquises. Quant à l’ironie et à l’humour noir, Zaza ne savait plus où donner de la tête. Elle regrette seulement de ne pas avoir trouvé de hyène dans ce petit zoo. 

Publié dans La Belle Bibli

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