Le Vestiaire de la reine morte

Publié le par Zizi Mule A Tresse

Incipit :

Mamm-gozh Yoëlle le racontait souvent : trois jours avant l’assassinat du capitaine, son mari, les présages s’étaient multipliés ; des signes, qu’avec une obstination typiquement masculine, il avait refusé de prendre en compte, tel l’arrogant Jules César se gaussant des ides de Mars. La chose avait eut lieu trois jours après qu’on eut proclamé l’armistice, Yoëlle de Bregannog s’en souviendrait jusqu’à sa mort. D’abord il y avait eu cette bête à l’agonie, au pelage imbibé de sang, qui avait jailli de la forêt, traversé le jardin pour s’engouffrer dans la salle commune et venir mourir devant l’âtre aux pieds du capitaine. « Un renard, expliquait Yoëlle, à moitié égorgé, la fourrure si mouillée de son propre sang qu’on l’aurait cru tombé dans un seau de peinture rouge. »

 

4ème de couverture :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en Bretagne, dans une ambiance de légendes celtiques et de superstitions, une adolescente solitaire découvre qu’un culte ancestral est à l’origine de nombreux assassinats perpétrés dans le voisinage. Marion passe chaque été ses vacances à Bregannog, un village coupé du monde, où une partie de la population vit encore dans la stricte observance des croyances implantées par les druides. Un village étrange, qui, jadis, n’était peuplé que de brigands, de pillards, de naufragé. Celle complicité dans le crime lie les autochtones à la manière d’un serment de chevalerie : qui n’a jamais versé le sang n’a pas sa place à Bregannog ! Marion, trop curieuse et désœuvrée, va mettre a jour des secrets qui la dépassent, jettent le doute sur sa propre famille, et ne tarderont pas à faire d’elle la cible de toutes les haines. Le jeu d’enfant tourne au cauchemar.

9782259211536.jpg 

L’avis de Zizi :

Au début, Brussolo nous sert de guide dans la Bretagne des farfadets et des korrigans, dans un village où la parole des druides résonne encore dans les esprits des anciens. Très vite, il passe le relais à l’héroïne Marion, aussi perplexe et curieuse que nous, furetant dans le passé et les marmottages de sa grand-mère. Les jeux avec son ami Sasha se changent en quête d’aveux effrayants, la chasse au monstre se retourne contre eux ; et les adultes, pour une fois, les croient, et laisseront faire… Le vestiaire de la reine morte, découvert dans une maison à la frontière du village et du repaire du monstre, renferme bien plus que d’anciennes robes luxueuses. Sous la dentelle défraîchie, pointe un os, une flaque de sang, une malédiction qui poussera la jeune fille à agir avec la malice mauvaise des sirènes tueuses d’homme. Et ce n’est pas la vieille Yoëlle, grand-mère un peu folle, qui va la rassurer ; elle est bien trop occupée à apprendre à tirer les vers du nez au chat…

 

Le conseil de lecture de Zaza :

Apprenez à nager comme une sirène. Ne vous laissez pas tenter par une promesse d’or. Gardez à l’esprit que l’on vous observe. Faîtes vos preuves.

 

Zizi et Zaza ont fouillé Le Vestiaire de la reine morte dans le cadre du CHALLENGE BRUSSOLO. 

challenge-serge-brussolo

Publié dans La Belle Bibli

Commenter cet article