Urne à la mort

Publié le par Zizi Mule A Tresse

Je vais faire vite. Le jeu de mot c'était hymne à la mort, repris et déformé sur hymne à l'amour. Le chanteur c'est K, rien à voir mademoiselle de la même lettre, mais alias Nicolas Michel. Vous le connaissez sûrement avec l'amour dans la rue. Saviez-vous que dans le même album il y avait La Cendre ? Tiède, douce-amère, touchante, attachante, une fois en tête, c'est dur de s'en passer. Une pépite quoi

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Certains meurent avant même 
d’avoir passé la porte 
du couloir qui comporte 
cette pression étrange
Certains meurent avant même 
de savoir juste un peu 
la saveur de ce jeu 
de n'être plus un ange
Certains meurent dans des ventres

Certains meurent juste après 
encore mouillés de ça 
quand on les pose là 
au froid de la ruelle
Certains meurent juste après 
sur le corps essoufflé 
dans les bras déchirés 
de leur maman si belle
Certains meurent dès qu’ils entrent

Certains meurent tout gamins 
d’être des riens du tout 
des gens nés sans le sou 
sur qui on tire à vue
Certains meurent tout gamins 
fauchés par le brouillard 
d’un chauffard d’un soûlard 
qui passait dans la rue
Certains meurent encore tendres

Certains meurent en plein feu 
de leur jeunesse ouverte 
un képi sur la tête 
pour un vieux président
Certains meurent en plein feu 
de leur adolescence 
pris d’un coup de démence 
ils se pendent au plafond
Certains crèvent d’apprendre

Certains meurent pour que dalle 
d’une piqûre de bête 
d’une pierre sur la tête 
le hasard les reprend
Certains meurent pour que dalle 
d’être allés s’éclater 
aux vitres des cités 
en gueulant « Dieu est grand !»
Certains meurent sans comprendre

Certains meurent et reviennent 
tout éblouis de là 
d’avoir goûté la joie 
mais de l’autre côté
Certains meurent et reviennent 
en riant aux éclats 
à cette peur qu’on a 
de voir tout s’effacer
Certains meurent sans qu’ils tremblent

D'autres meurent de tristesse 
tout imbibés d’alcool 
suivant le protocole 
qu’on leur a inventé
D'autres meurent de tristesse 
sans se donner le temps 
d’arrêter un instant 
leur vie conditionnée
Certains se croient de cendres

Et les larmes me viennent 
quand je te perds encore 
moi qui serrais ton corps 
que je croyais tenir
Oh les larmes me viennent 
mais je laisse le marbre 
et je cours dans les arbres 
et je te crois venir
Souriante descendre

Vu qu’on meurt tous les jours 
qu’on meurt à chaque instant 
quand on crache le vent 
qu’on a dans nos poitrines
Vu qu’on meurt tous les jours 
qu’on meurt et qu’on revit 
autant laisser la vie être 
autant qu’on s’incline
Je veux t’aimer la cendre

Certains meurent et reviennent 
tout éblouis de là 
d’avoir goûté la joie 
mais de l’autre côté
Certains meurent et reviennent 
en riant aux éclats 
à cette peur qu’on a 
de voir tout s’effacer
Certains meurent sans qu’ils tremblent

Et je t’aime la cendre

Publié dans Le Joli Jukebox

Commenter cet article

Nenymih 25/10/2010 19:33


Beau et poignant.


Nova 24/10/2010 17:45


Ca fait des frissons tout ça...et je connaissais pô du tout.


RaPHaeLLaKay 24/10/2010 16:42


Bon, la chanson à texte c'est pas mon truc donc je ne ferai aucun commentaire XD


Zizi Mule A Tresse 24/10/2010 16:59



merci quand même ^